Mon mémoire de fin d’études – Rédiger et soutenir

par Rostom Schallendy

A ce stade de nos études, nous sommes face à un moment qui nous marquera à vie !  » pourquoi ?  » vous allez me dire. La réponse est simple, pendant la soutenance du mémoire et du projet projet de fin d’étude, c’est votre personne, votre charisme créatif, vos pensées, vos visions, vos analyse, votre savoir, vous entant que personne active qui sera devant des juges, des gens, des oreilles qui seront affûtées pour capter chaque instant, chaque mouvement, chaque paroles de votre soutenance !

Waouu ! le stress fait surface ! ne vous inquiétez pas, nous allons voir une méthodologie simple et explicite pour rédiger votre mémoire de fin d’étude et comment soutenir ! espérons que ça vous servira !

 

1- Sujet :

Un mémoire de fin d’études est l’occasion de réfléchir sur un sujet précis et actuel. L’objectif est de montrer une expertise dans un domaine qui intéresse les praticiens, mais sur lesquels ceux-ci ne peuvent généralement pas se pencher, faute de temps et de méthode.

Le sujet doit être précisément délimité en termes d’époques, de zone géographique, de secteur d’activité ou de toute autre subdivision adéquate. En principe, le sujet doit être innovant, c’est-à-dire qu’il ne doit pas avoir été traité auparavant. Une erreur courante consiste à choisir une sujet large. Or, un sujet trop large ne peut pas être traité efficacement dans un mémoire et ne permet pas de dépasser le stade des généralités. En revanche, un sujet restreint apporte des réponses concrètes aux questions posées, tout en offrant une expertise générale.

 

2 – La question centrale et la problématique :

Tout travail comporte une question centrale. Pour déterminer la question centrale de son mémoire, l’étudiant pourra s’inspirer des journaux de recherche, de la presse spécialisée et des thèmes débattus dans les colloques et lessalons professionnels. Une question centrale se présente sous la forme de l’exemple suivant :  » En quoi les NTIC changent-elles les pratiques de management dans les entreprises du secteur de l’assurance ? « .

La problématique est une reformulation de la question centrale, en y ajoutant des hypothèses, qui sont autant de propositions de réponses qui seront testées dans le mémoire. Il n’est donc pas possible de construire une problématique sans une connaissance préalable minimale du sujet. Afin de construire sa problématique, il convient de faire un état de la littérature spécialisée. Une problématique trop large ou non apparente nuit à la valeur générale d’un travail. En conservant l’exemple des NTIC, une problématique possible serait de poser l’hypothèse que les pratiques de management changent dans les métiers de l’assurance du fait des nouveaux des modes de communication, du renouvellement des outils de travail et des concentrations observées dans le secteur. Cette problématique est ensuite confrontée au terrain, ce qui constuera le plan du mémoire.

 

3 – L’introduction :

L’introduction est un des passages les plus importants dans un mémoire, car elle informe précisément le lecteur sur les questions traitées par le mémoire et sur les méthodes qui seront utilisées pour y répondre. Au contraire de la conclusion, qui peut être courte, l’introduction comporte au moins trois pages.

Il convient, dans un premier temps, d’amener le sujet en quelques phrases. Pour un sujet sur l’impact des nouvelles technologies dans le secteur de l’assurance, il est par exemple possible de commencer par quelques généralités sur la Révolution de l’Intelligence et sur son impact général sur le secteur de l’assurance. Puis arrive naturellement la question centrale du travail, laquelle est détaillée et peut même inclure des définitions. Une question centrale pour un tel sujet serait par exemple : l’arrivée des NTIC dans le secteur de l’assurance est-elle créatrice ou destructrice d’emplois ? A la suite de la question centrale se trouve la problématique, qui émet des hypothèses en réponse à la question centrale. La problématique pourrait alors être la suivante : les NTIC suppriment des emplois administratifs, remplacés par les logiciels spécialisés, mais créent des emplois à vocation commerciale, grâce aux nouveaux marchés résultant des innovations de produits.

La dernière étape de l’introduction découle directement de la problématique, il s’agit del’annonce du plan. En effet, le plan est la réponse à la problématique, c’est à dire que les hypothèses seront testées une à une, en organisant votre démonstration. L’annonce du plan doit être détaillée au minimum au niveau des sous-parties.

4 – Le plan du mémoire et ses méthodes :

Le plan du mémoire détaille les étapes de la réponse à la problématique.

Les méthodes dépendent du sujet et des moyens à disposition du candidat : état de la littérature spécialisée, enquêtes, questionnaires, études de cas, interviews, etc. Un mémoire en Ecole de Commerce se situe en principe entre le mémoire de DEA, qui se fonde sur une modélisation théorique, et un article de revue professionnelle, qui argumente un point de vue à partir de pratiques de sociétés, de grandes théories de management et de témoignages de capitaines d’industries. Ainsi, pour tester l’hypothèse du changement des méthodes de management dans l’assurance du fait des nouveaux des modes de communication, la première partie du mémoire pourra reprendre une enquête réalisée par l’étudiant ou issue de la presse spécialisée ; pour tester la seconde hypothèse, la seconde partie se focalisera sur une analyse technique des nouveaux outils sur le marché, tandis que la troisième partie sera alimentée par des témoignages issus de l’actualité ou d’entretiens privés. Au final, les hypothèses de la problématique seront confirmées, infirmées ou affinées.

Les travaux comportent en principe 2 ou 3 parties, avec 4 à 8 chapitres en tout. Le niveau de détail est par exemple : Partie I, Partie II…./ Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3, etc. (on ne revient pas à Chapitre 1 lorsque l’on change de chapitre) / I, II. III…/ A, B, C…/ 1., 2., 3…./ a), b)…

Les titres doivent être qualifiés. Ainsi « la demande » n’est pas un bon titre, il faut lui préférer par exemple « une demande vigoureuse ».

5 – La conclusion :

Contrairement à l’introduction, la conclusion est relativement courte. Son rôle est d’apporter une réponse à la problématique, dont les hypothèse de départ sont au final confirmées, infirmées ou affinées.

La conclusion souligne également les apports, les limites et les prolongements nécessaires du travail, ce qui ouvre la voie à d’autres recherches.

6 – La table des matières :

La table des matières est paginée et détaillée avec au moins cinq niveaux. Elle est générée automatiquement par Microsoft Word (menu insertion, tables et index, table des matières), à condition d’avoir sélectionné chaque titre et lui avoir affecté le niveau de titre souhaité (Menu Format, style, titre 1 ou 2 ou 3, etc.).

La table des matières est automatiquement mise à jour à chaque ouverture du fichier.

La table des matières se trouve à la fin du document.

7 – La bibliographie :

La bibliographie comporte généralement entre 30 et 100 entrées. Elle contient les références détaillées (auteur, titre, année, édition ou revue, etc.) des ouvrages ou des articles de référence pour le sujet choisi.

Les ouvrages (livres et rapports professionnels), les articles de recherche et dossiers (ex. n° spécial de L’Express) et les sites web sont présentés séparément. Les articles à retenir sont majoritairement ceux issus de revues qui possèdent un comité de lecture, c’est à dire la Revue française de gestion ou La Revue française du marketing, mais pas Capital ou L’entreprise.

Il n’existe pas de norme impérative pour la présentation de la bibliographie, mais il convient de toujours conserver la même forme. Les adresses des sites web doivent être écrites entièrement (ex : http://www.esg.fr/memoires/index.html) et commentées sur quelques lignes.

Exemple de présentation bibliographique :

  • ouvrages

P. Louart, Gestion des Ressources Humaines, Eyrolles, 1998 ou

P. LOUART, Gestion des Ressources Humaines, Eyrolles, 1998 ou

LOUART P., Gestion des Ressources Humaines, Eyrolles, 1998

  • articles

M. Freudenberg, F. Lemoine, Les dix pays candidats et l’Union européenne, l’intégration en marche, La lettre du CEPII, n°1462, 2ème trimestre 1998.

  • Sites web

PQR, le site de la pub
Réalisé par le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale en partenariat avec l’hebdomadaire CB News, PQR suit l’actualité du monde de la publicité et des médias, et offre une sélection de 2000 sites en rapport avec la presse, les médias et la communication, ainsi qu’une liste de diffusion. http://www.pqr.org

8 – Les annexes :

Les annexes sont indispensables. Elles comportent généralement des passages rattachés au sujet, mais non directement reliés à la démonstration. Par exemple, pour le sujet sur les NT dans le secteur de l’assurance (cf. introduction), l’historique des NT doit être placée en annexe, car il ne répond pas directement à la problématique. Pour les rapports de stage, les annexes peuvent inclure des documents internes de la société ou des extraits des réalisations du stagiaire.

Les annexes doivent être appelées depuis le corps du texte, en précisant le numéro et la page de l’annexe. Les annexes peuvent comporter des passages téléchargés sur Internet ou recopiés, à condition de mentionner expressément la source. Les photocopies d’articles sont en revanche à éviter, la mention de leurs références en bibliographie étant plus appropriée.

 

Waouu ! ça en fait du boulot et de l’organisation !

Come vous le voyez, les choses sont simple à faire dans un mémoire de fin d’étude, il ne vous suffit que vous vous organisiez et mettre un plan d’action clair et simple.

Mon conseil le plus judicieux à ce stade, c’est d’éviter de s’approfondir là ou on n’a pas pied ! c’est à dire de s’attarder dans des sujet ou parties de votre mémoire qui sont au delà de votre compétence de formation !

Sur ces lignes j’espères avoir contribuer à la bonne rédaction de votre mémoire de fin d’étude et que mes pauvres paroles sont utiles à vos grandes esprits.

N’hésitez à poster vos commentaires pour améliorer cet article.

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Une réflexion sur “Mon mémoire de fin d’études – Rédiger et soutenir

  1. Salut !
    Merci pour tes info, il y a toujours des étudiants en galère a la recherche d’info pour leurs mémoires. Il faut dire qu’ils sont pas toujours aidé par leurs professeurs :/
    Je me permet d’insérer un lien utile pour ces « galériens » http://institut-numerique.org. J’ai mis mon msn récemment et j’ai trouvé pas mal d’info intéressantes ( certains pourront peut être trouver l’inspiration, qui sait ) :)

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