Les marques ne maîtrisent pas les réseaux sociaux

Dans son étude internationale sur la « digital life », TNS Sofres révèle que près de six internautes sur dix souhaitent ne pas être envahis par la communication des marques. Les résultats indiquent que les annonceurs ne maîtrisent pas encore leur stratégie digitale, notamment sur les médias sociaux.

 

« Gagner et conserver ses clients devient de plus en plus compliqué », déclare Frédérique Bonhomme, directrice de projet au sein de la Digital Factory de TNS Sofres. L’institut d’études dévoile, en exclusivité pour E-marketing.fr, les principaux résultats de l’étude internationale « Digital life » (72 000 consommateurs online interrogés dans 60 pays), qu’elle présentera avec Adobe, le 2 février 2012, à Paris.

L’étude révèle que 57 % des habitants des pays développés(1) ne veulent pas s’engager vis-à-vis des marques sur les médias sociaux ; un taux qui est légèrement supérieur en France (59 %). De plus, au plan international, 47 % postent des commentaires en ligne sur les marques, alors qu’ils ne sont que 29 % en France. « Le monde du digital représente des opportunités de croissance importantes pour les marques. Cependant, choisir le mauvais canal ou simplement ajouter de la cacophonie au bruit on line risque d’aliéner les clients potentiels et d’avoir un impact sur les ventes des marques », ajoute Frédérique Bonhomme de TNS Sofres.

Selon la directrice de projet, les marques devraient éviter le « gaspillage on line » et s’atteler au digital avec plus de précautions et de précision, surtout lorsqu’elles souhaitent approfondir la relation avec leurs clients et prospects. Attention aux stratégies digitales trop globales, qui ne prendraient pas en compte les attentes et les spécificités propres à chaque client.

« De nombreuses marques ont identifié le fort potentiel d’audience sur les réseaux sociaux. Cependant, elles ne comprennent pas assez que ces espaces appartiennent aux consommateurs et que leur présence doit être proportionnée et justifiée. La clé consiste à comprendre sa cible et ses attentes. Les réseaux sociauxne sont pas toujours les outils les plus adaptés. Si les consommateurs d’un marché donné ne veulent pas être mêlés aux discussions des marques, les annonceurs peuvent créer des plateformes en ligne dédiées, en ciblant des partenariats, par exemple », recommande Frédérique Bonhomme.
Comprendre le marché français

54 % des personnes interrogées, contre seulement 34 % des Français, admettent que les réseaux sociaux sont un bon endroit pour connaître les produits. Par ailleurs, l’étude indique que l’une des raisons principales pour s’engager dans une communauté de marque sur Internet serait de pouvoir bénéficier de promotions et d’offres spéciales. C’est le cas de 53 % des Français présents sur les médias sociaux. Concernant le contenu des commentaires, les Français sont 47 % à poster leurs conseils au sujet des marques. Enfin, globalement, les Français s’expriment plus souvent pour faire l’éloge d’une marque (43 %) que pour la critiquer (42 %).
Miser sur les marchés à forte croissance
Autre élément majeur de l’étude TNS Sofres : les marchés à forte croissance(2)apparaissent beaucoup plus ouverts aux marques sur les réseaux sociaux. Seuls 33 % des Colombiens et 37 % des Mexicains n’apprécient pas la présence des marques sur les réseaux sociaux. Sinon, 59 % des habitants des autres pays à forte croissance considèrent que les médias sociaux sont de bons endroits pour apprendre sur les marques.

Au plan international, les consommateurs des marchés à forte croissance seraient plus enclins à consacrer davantage de temps au Net et à y dépenser plus d’argent sur la Toile. C’est le cas de 48 % d’entre eux, contre 25 % pour les habitants des pays développés.

Les consommateurs en ligne sont beaucoup moins enthousiastes en France (une fois de plus !), où seulement 15 % considèrent les réseaux sociaux comme un bon endroit pour acheter des produits.

 

 

(1) Marchés développés : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Émirats Arabes Unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hong Kong, Irlande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République de Corée, République Slovaque, République Tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suisse, Suède, Taïwan.

(2) Marchés à forte croissance : Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Égypte, Estonie, Ghana, Hongrie, Inde, Indonésie, Kenya, Malaisie, Mexique, Maroc, Nigéria, Ouganda, Pakistan, Pérou, Philippines, Pologne, Roumanie, Russie, Tanzanie, Thaïlande, Turquie, Ukraine, Vietnam.

Crowdsourcing, l’ascension

Définition :

Le crowdsourcing (en français, externalisation ouverte) est un des domaines émergents du management de la connaissance : c’est le fait d’utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre de personnes (des internautes en général), en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employéou un entrepreneur. Ceci se fait par un appel ciblé (quand un niveau minimal d’expertise est nécessaire) ou par un appel ouvert à d’autres acteurs. Le travail est éventuellement rémunéré. Il peut s’agir de simplement externaliser des tâches ne relevant pas du métier fondamental de l’entreprise, ou de démarches plus innovantes.

Le terme « crowdsourcing » est un néologisme sémantiquement calqué sur l’outsourcing (externalisation). La traduction littérale de crowdsourcing est « approvisionnement par la foule, ou par un grand nombre [de personnes] », mais l’expression ne reflète pas vraiment le sens anglo-saxon du terme ; « Impartition à grande échelle » ou encore « externalisation distribuée à grande échelle » sont d’autres traductions plus précises. Pour le journaliste économiste Henk van Ess, en septembre 2010, le crowdsourcing consiste à canaliser les besoins ou désirs d’experts pour résoudre un problème et ensuite partager librement la réponse avec tout le monde. Google et Wikipédia sont pour H. Van Ess les plus gros utilisateurs de crowdsourcing.

Il existe de nombreuses formes, outils, buts et stratégies de crowdsourcing ; Le travail peut être collaboratif ou au contraire s’effectuer purement en parallèle. Dans une approche économique, il peut s’agir de remplir une tâche au moindre coût, mais des approches plus collaboratives, sociales ou altruistes existent, faisant appel à des réseaux spécialisés ou au grand public. Certaines démarches de sciences participatives et sciences citoyennes l’utilisent, pour acquérir un plus grand nombre de données, à des échelles géographiques qui seraient autrement inaccessibles à des chercheurs insuffisamment nombreux ou ne pouvant faire preuve d’ubiquité (par exemple dans le domaine de l’astronomie ou des sciences environnementales).
Le crowdsourcing peut être « actif » (des gens collaborent à trouver une solution à un problème) ou « passif » (On peut par exemple déduire du nombre de recherches sur un thème sur internet la popularité d’un sujet et en faire une information d’intérêt ; ex : Google a « observé une relation étroite entre le nombre de personnes faisant une recherche sur le mot et le sujet ‘grippe’ et le nombre de personnes ayant des symptômes grippaux » . » Graphique Google.org américain Hydro Aider Votre Monde 2009le nombre de recherche sur le mot grippe, augmente en période d’épidémie et de la part des gens grippés3, ce qui peut intéresser les épidémiologistes ou l’OMS, en tenant compte aussi d’éventuels effets de buzz suscités par la médiatisation d’un sujet).

Source – Wikipédia

Le Superbowl mise sur le crowdsourcing pour 2012

Dimanche 5 février les New York Giants se sont imposés 21 à 17 contre les New Englands Patriots lors de la grande finale du Super Bowl XLVI au Lucas Oil Stadium d’Indianapolis.

Cette édition 2012 a encore une fois été à la hauteur des attentes des millions de spectateurs. Outre le match et le spectacle de mi-temps de 12 minutes de Madonna, ce sont les publicités très attendues qui ont encore parler d’elles.

Pepsi, Doritos, First Bank, Chevrolet, Coca-Cola, ou encore Danone, de nombreuses marques ont ainsi présenté leurs nouveaux spots pendant le match, se battant pour remporter le prix de la meilleure publicité.

Pour cette 46ème édition du championnat, Doritos a fait fort en utilisant le crowdsourcing.  Nous vous en avions déjà parlé sur le blog, depuis 5 ans Doritos organise un concours pour élire la publicité la plus fun parmi plusieurs spots proposés. Sur “Crash The Superbowl”, les votes sont encore en cours pour désigner le grand gagnant, alors n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site pour départager les videos suivantes :

Autre marque ayant innové en matière de crowdsourcing cette année : Danone, avec sa publicité pour un yaourt dans laquelle on peut voir John Stamos se prendre un magistral coup de boule après avoir nargué sa femme avec le yaourt Oikos ! En effet, la video a été conçue par les gagnants d’un concours sur le site de crowdsourcing Poptent. Une première pour Danone qui propose là un spot marquant pour sa première apparition sur les écrans du Superbowl.

Dernière marque qui s’est fait remarquée avec un spot issu du crowdsourcing, Chevrolet. En organisant un concours de vidéo sur un site dédié, Chevrolet Route 66, la marque de voiture a eu l’embarras du choix, puisque plus de 200 vidéos ont été postées. La vidéo la plus partagée sur Internet gagnait le droit d’être diffusée pendant le match et remportait 10 000$.

Avec des publicités ayant rapportées 245M$ cette année, le Superbowl est incontournablement LE moment pour les marques de sortir leur portefeuille et de produire le meilleur spot de l’année !  Juste pour le plaisir voici un florilège des grands crus de 2012 :

Coca-Cola

Acura

Pepsi MAX

Honda

Toyota

Hyundai

First Bank

Career Builder

Skechers

Budlight

Samsung

 Par Alexandre | Catégorie :

Quelle est la différence entre régime parlementaire et régime présidentiel ?

Régime parlementaire

Un régime parlementaire se reconnaît à la révocabilité mutuelle des deux pouvoirs exécutif et législatif.
La chambre basse peut renverser le gouvernement (5).
Le chef de l’État peut en général dissoudre la chambre basse (6).
La séparation des pouvoirs est donc souple.
L’exécutif associe un chef de l’État et un chef du gouvernement.
Le chef de l’État est élu par les chambres (3) ou désigné par l’hérédité dans les monarchies parlementaires.
Le chef du gouvernement est nommé par le chef de l’État (4), mais il est politiquement responsable devant la chambre basse (5).
Le législatif se compose en général de deux chambres (régime bicaméral).
La chambre basse est élue au suffrage direct (1).
La seconde chambre (chambre haute) est élue de façon différente et représente les États fédérés dans les États fédéraux (2).

Régime présidentiel

Un régime présidentiel se caractérise par une stricte séparation des pouvoirs exécutif et législatif, lesquels ne peuvent se révoquer mutuellement en cas de désaccord politique.
Le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement.
Il est élu par le corps électoral dans son ensemble au suffrage direct ou indirect (3).
Il nomme les membres du gouvernement (4).
Le législatif se compose en général de deux chambres (régime bicaméral).
La chambre basse est élue au suffrage direct (1).
La seconde chambre (chambre haute) est élue de façon différente et représente les États fédérés dans les États fédéraux (2).
Les deux pouvoirs sont indépendants, exercent des pouvoirs qui leur sont propres et sont conduits à rechercher des compromis.

N.B. : Il ne faut pas confondre « présidentiel » et « présidentialiste ».

 

Dis papa, pourquoi tu ne votes pas ?!

Si le droit de vote est l’élément le plus visible d’une démocratie, c’est aussi son pilier le moins solide. Ne pas l’utiliser lorsqu’on en dispose revient à balayer du revers de la main un combat de 25 siècles.

Ne pas l’utiliser, c’est considérer que l’opportunité qui nous est offerte de montrer notre autonomie de choix est inutile. C’est accepter que le choix des autres soit de fait le sien, sans avoir par la suite la malhonnêteté intellectuelle de le contester. Et pire encore, c’est mépriser ceux qui luttent encore aujourd’hui pour acquérir ce droit.

De plus en plus l’abstention est proposée comme choix. Des partis, des groupes, des individus suggèrent que ne pas voter sert leur cause. Non ! C’est faux, cela témoigne simplement d’un manque de courage politique de leur part. Ils veulent faire croire que l’amalgame de tous les absents représente une force toute acquise à leurs idées. Cela représente plutôt une force passive et impuissante.

Alors comment exprimer de façon constructive que les choix proposés aux votes ne sont pas les siens ? Comment étayer l’édifice et éviter l’écroulement ? Peut-être que la prise en compte des votes blancs et nuls ou que la disponibilité de bulletins de vote avec la mention « Mon choix n’est pas exprimé ici » sont des solutions envisageables. Peut-être faut-il rendre, comme certains pays l’on déjà fait, le vote obligatoire. Plus simplement ne vaut-il pas mieux sensibiliser les jeunes citoyens aux conséquences d’un refus de s’exprimer.

Gardons tous en mémoire que le vote est une façon pacifique d’exprimer ses choix. Mépriser cette voie entraîne inévitablement des tensions et à terme l’expression des choix au travers de la violence. Cette position est donc intenable et quitte à devoir pour une fois faire un choix, il serait plus salutaire que la question de nos gamins soit « Pourquoi tu vas voter ? ».

Merci Dit papa !

Comprendre la politique

Propos recueillit sur http://www.france-jeunes.net/

Cet article tente de définir les différents courants politique, à titre informatif et sans parti pris. Les pros de la politique, passez votre chemin. Pour les autres, c’est par ici que ça se passe !

La métaphore politique de la gauche, de la droite et du centre est née sous la Révolution française en 1789. C’est à l’Assemblée constituante que les députés ont commencé à siéger selon leurs affinités politiques : les royalistes à la droite du président, les révolutionnaires à sa gauche.
Par la suite, dans les assemblées françaises et européennes, les partis reprirent cette tradition.

La gauche :
La devise révolutionnaire « liberté, égalité, fraternité » résume assez bien les valeurs fondamentales qui animent les militants des diverses tendances de la gauche qui, dans toutes ses composantes, se présente comme un mouvement se proposant d’établir une politique sur des principes rationnels.

L’extrême gauche pense qu’une société égalitaire peut-être instaurée en étendant le principe démocratique, qui rend une ressource accessible à toutes les classes de la société, à toutes les institutions (c’est le communisme), tandis que les autres courants estiment qu’une démocratisation trop étendue menace la liberté et se traduit par l’apparition de nouvelles formes de confiscation du pouvoir (socialisme).

Selon la théorie élaborée par Karl Marx et Friedrich Engels au 19ième siècle (marxisme), le matérialisme historique, l’histoire humaine est un processus progressif marqué par la succession de mode de production. Chacun d’eux, à l’exception du (hypothétique) futur mode de production communiste, est fondamentalement caractérisé par la division de la société en classes et l’exploitation de l’homme par l’homme. La classe dominante possède les moyens de production (terre, capital ou être humains) et arrache un surtravail aux classes dominées.

La gauche affirme bien fort que la réforme sociale peut se faire au nom de la raison humaine. Elle estime aussi que toutes les institutions politiques doivent être fondées sur la raison plutôt que par le recours aux traditions historiques, aux émotions incontrôlables, aux religions, aux autorités et aux instincts. C’est ce rationalisme, qui repose sur une conception optimiste de la nature et de la condition humaine, qui est le fond commun de tous les sympathisants et les théoriciens de gauche. Et cela quelles que soient leurs opinions sur la manière de mettre en application les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

La droite :
Comme la gauche, la droite rassemble diverses sensibilités politique. Si les théoriciens de droite sont parfois en désaccord sur leurs interprétations, quatre valeurs fondamentales restent constitutives de leur courant de pensée : l’autorité, la hiérarchie, la propriété et la communauté nationale. Ces valeurs se conjuguent dans une philosophie politique fondée sur le bon sens et qui nie la possibilité de rendre l’homme parfait.

Certaines de ces idées peuvent cependant conduire au racisme ou au sexisme et conforter certaines composantes d’extrême droite dans leur apologie de la domination raciale et de la ségrégation.

Réactionnaires, conservateurs et libéraux sont des partisans résolus de la propriété privée. Pour démontrer qu’une défense rigoureuse du droit à la propriété individuelle est en accord avec les exigences de la justice, ils ont recours à deux arguments. D’abord, ils soutiennent que les individus ont un droit naturel sur ce qu’ils ont acquis par leur travail et que ce droit est transmissible. Ensuite, ils suggèrent que la propriété privée seule garantit la liberté individuelle, et que sans un droit à la propriété solidement garanti, l’individu ne saurait exister véritablement.

Le principe de l’héritage, qu’il s’agisse d’un titre de propriété ou d’un statut social – est considéré comme sacré. Par opposition à la revendication égalitaire hostile aux privilèges de naissance, considérée comme une simple vue de l’esprit, les penseurs de droite estiment que la hiérarchie fondée sur l’hérédité est la forme naturelle de l’existence de l’homme, celle qui assure la continuité et encourage la diversité sociale.

Ils estiment que les théoriciens de gauche veulent changer la société comme s’il s’agissait d’une machine alors que celle-ci serait un tissu complexe d’us et de coutumes nécessaires à la conservation de l’ordre et de la paix sociale. Ils leur attribuent aussi une conception naïve de la bonté et de la rationalité humaines qui ignorerait les pulsions spontanées que seule la discipline d’une civilisation traditionnelle pourrait tempérer.

Le centre :
Son propre est d’avoir à sa tête un grand homme qui rallie tout le monde.

Ce que représente la gauche :
Le changement social
La laïcité
La réduction des inégalités sociales
La décentralisation
Les droits des femmes
Les droits des minorités

Ce que représente la droite :
Le statut quo (état actuel des choses)
La religion
La hiérarchie sociale
La centralisation
La famille
Les traditions

Qui est de gauche ?
Les pauvres qui diront toujours qu’ils ont été défavorisés. Il y aussi la bourgeoisie éclairée, les jeunes qui ont le sens de l’histoire, ceux qui pensent que le progrès est devant nous. Il y également tous ceux sensibles à la promotion sociale caractéristique du 20ième siècle.

Qui est de droite ?
Dans l’ensemble tous les gens âgés; plus on est riche plus on est de droite. Plus précisément, les classes possédantes, tout d’abord ceux qui possèdent la terre sont de droite (les paysans), ainsi que ceux qui possèdent l’argent, ou encore les métiers d’autorité (militaires, juristes).

Capturez leurs esprits, leurs cœurs et leurs âmes suivront…

Propos recueillit sur le site http://asthme-reality.com

Techniques de manipulation des masses

Propagande

La propagande est définie par Linebarger (1972) comme n’importe quelle sorte de communication sans moyen violent utilisé pour modifier l’opinion, l’attitude, les émotions ou les comportements de n’importe quel groupe dans le but de favoriser l’utilisateur (militaire ou non) directement ou indirectement. Pour Bloom (1991), il s’agit de stimuli (signe et symbole) qui transportent un message via un média de communication. La plupart des techniques de propagandes actuelle se sont développé aux cours des deux guerres mondiales (Jowett, 1987) Bien que les méthodes de propagandes et de publicité tendent de plus en plus à se ressembler (études de marché, population cible, etc..), Durandin (1993) la distingue de la publicité par le seul fait qu’elle porte un message politique, idéologique ou d’intérêts publics plutôt que commercial et qu’elle laisse moins de place aux  » free will  » pour se manifester.
Selon Durandin (1993), la propagande utilise des informations pour exercer une influence sur les attitudes. Ces informations visent à amener une modification du traitement de l’information chez l’individu afin de lui faire percevoir la réalité autrement (Durandin, 1993). Le propagandiste espère modifier la conduite à partir de ce changement de perceptions ou d’opinion (Durandin, 1993) La propagande a pour but d’exercer une influence sur l’individu ou sur un groupe soit pour le faire agir dans un sens donné ou soit pour le rendre passif et le dissuader de s’opposer à certaines actions (Durandin, 1993). Par sa dépendance envers des informations, la différence entre la désinformation et la propagande est mince.
Bien que pour Bloom (1991) le message véhiculé doit être véridique en majeure partie, le propagandiste peut ajouter de la désinformation à sa propagande soit en ajoutant/inventant des informations confirmant sa thèse ou soit en cachant des informations qui infirme sa thèse. Par contre la propagande se distingue de la désinformation par le fait qu’elle n’est pas toujours mensongère. En effet, dire la vérité est souvent plus simple que de mentir. De plus, selon McLaurin (1982), cela permet de garder la confiance de sa population et de réduire la méfiance de l’antagoniste. D’autre part, la désinformation a l’inconvénient de faire perdre toute crédibilité à l’émetteur si le mensonge est exposé au grand jour.
Suite à l’usage qu’en ont fait Hitler et Staline, la propagande possède maintenant une connotation négative. Certains auteurs (par exemple Fuller, 1920 ; voir McLaurin 1982) la décrivent comme étant une corruption de la raison humaine, un minage de l’intellect, une désintégration du moral et de la vie spirituelle d’une nation par la volonté d’une autre. Il n’empêche néanmoins que l’utilisation de propagande est encore très contemporaine ( message d’intérêts publics sur les paquets de cigarettes, message de Patrimoine Canada, etc.).

 

Stratégies de manipulation des masses

Les stratégies :

Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

la stratégie du dégradé
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Exemple récent: le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

S’adresser au public comme à des enfants en bas age
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l’Euro (« les jours euro »). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?
« Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans. » (cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.
« La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. »
(cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles« )

Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… Stratégie particulièrement bien utilisée par Jack Lang !

Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…