Les marques ne maîtrisent pas les réseaux sociaux

Dans son étude internationale sur la « digital life », TNS Sofres révèle que près de six internautes sur dix souhaitent ne pas être envahis par la communication des marques. Les résultats indiquent que les annonceurs ne maîtrisent pas encore leur stratégie digitale, notamment sur les médias sociaux.

 

« Gagner et conserver ses clients devient de plus en plus compliqué », déclare Frédérique Bonhomme, directrice de projet au sein de la Digital Factory de TNS Sofres. L’institut d’études dévoile, en exclusivité pour E-marketing.fr, les principaux résultats de l’étude internationale « Digital life » (72 000 consommateurs online interrogés dans 60 pays), qu’elle présentera avec Adobe, le 2 février 2012, à Paris.

L’étude révèle que 57 % des habitants des pays développés(1) ne veulent pas s’engager vis-à-vis des marques sur les médias sociaux ; un taux qui est légèrement supérieur en France (59 %). De plus, au plan international, 47 % postent des commentaires en ligne sur les marques, alors qu’ils ne sont que 29 % en France. « Le monde du digital représente des opportunités de croissance importantes pour les marques. Cependant, choisir le mauvais canal ou simplement ajouter de la cacophonie au bruit on line risque d’aliéner les clients potentiels et d’avoir un impact sur les ventes des marques », ajoute Frédérique Bonhomme de TNS Sofres.

Selon la directrice de projet, les marques devraient éviter le « gaspillage on line » et s’atteler au digital avec plus de précautions et de précision, surtout lorsqu’elles souhaitent approfondir la relation avec leurs clients et prospects. Attention aux stratégies digitales trop globales, qui ne prendraient pas en compte les attentes et les spécificités propres à chaque client.

« De nombreuses marques ont identifié le fort potentiel d’audience sur les réseaux sociaux. Cependant, elles ne comprennent pas assez que ces espaces appartiennent aux consommateurs et que leur présence doit être proportionnée et justifiée. La clé consiste à comprendre sa cible et ses attentes. Les réseaux sociauxne sont pas toujours les outils les plus adaptés. Si les consommateurs d’un marché donné ne veulent pas être mêlés aux discussions des marques, les annonceurs peuvent créer des plateformes en ligne dédiées, en ciblant des partenariats, par exemple », recommande Frédérique Bonhomme.
Comprendre le marché français

54 % des personnes interrogées, contre seulement 34 % des Français, admettent que les réseaux sociaux sont un bon endroit pour connaître les produits. Par ailleurs, l’étude indique que l’une des raisons principales pour s’engager dans une communauté de marque sur Internet serait de pouvoir bénéficier de promotions et d’offres spéciales. C’est le cas de 53 % des Français présents sur les médias sociaux. Concernant le contenu des commentaires, les Français sont 47 % à poster leurs conseils au sujet des marques. Enfin, globalement, les Français s’expriment plus souvent pour faire l’éloge d’une marque (43 %) que pour la critiquer (42 %).
Miser sur les marchés à forte croissance
Autre élément majeur de l’étude TNS Sofres : les marchés à forte croissance(2)apparaissent beaucoup plus ouverts aux marques sur les réseaux sociaux. Seuls 33 % des Colombiens et 37 % des Mexicains n’apprécient pas la présence des marques sur les réseaux sociaux. Sinon, 59 % des habitants des autres pays à forte croissance considèrent que les médias sociaux sont de bons endroits pour apprendre sur les marques.

Au plan international, les consommateurs des marchés à forte croissance seraient plus enclins à consacrer davantage de temps au Net et à y dépenser plus d’argent sur la Toile. C’est le cas de 48 % d’entre eux, contre 25 % pour les habitants des pays développés.

Les consommateurs en ligne sont beaucoup moins enthousiastes en France (une fois de plus !), où seulement 15 % considèrent les réseaux sociaux comme un bon endroit pour acheter des produits.

 

 

(1) Marchés développés : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Émirats Arabes Unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hong Kong, Irlande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, République de Corée, République Slovaque, République Tchèque, Royaume-Uni, Singapour, Suisse, Suède, Taïwan.

(2) Marchés à forte croissance : Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Brésil, Chili, Chine, Colombie, Égypte, Estonie, Ghana, Hongrie, Inde, Indonésie, Kenya, Malaisie, Mexique, Maroc, Nigéria, Ouganda, Pakistan, Pérou, Philippines, Pologne, Roumanie, Russie, Tanzanie, Thaïlande, Turquie, Ukraine, Vietnam.

Crowdsourcing, l’ascension

Définition :

Le crowdsourcing (en français, externalisation ouverte) est un des domaines émergents du management de la connaissance : c’est le fait d’utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre de personnes (des internautes en général), en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employéou un entrepreneur. Ceci se fait par un appel ciblé (quand un niveau minimal d’expertise est nécessaire) ou par un appel ouvert à d’autres acteurs. Le travail est éventuellement rémunéré. Il peut s’agir de simplement externaliser des tâches ne relevant pas du métier fondamental de l’entreprise, ou de démarches plus innovantes.

Le terme « crowdsourcing » est un néologisme sémantiquement calqué sur l’outsourcing (externalisation). La traduction littérale de crowdsourcing est « approvisionnement par la foule, ou par un grand nombre [de personnes] », mais l’expression ne reflète pas vraiment le sens anglo-saxon du terme ; « Impartition à grande échelle » ou encore « externalisation distribuée à grande échelle » sont d’autres traductions plus précises. Pour le journaliste économiste Henk van Ess, en septembre 2010, le crowdsourcing consiste à canaliser les besoins ou désirs d’experts pour résoudre un problème et ensuite partager librement la réponse avec tout le monde. Google et Wikipédia sont pour H. Van Ess les plus gros utilisateurs de crowdsourcing.

Il existe de nombreuses formes, outils, buts et stratégies de crowdsourcing ; Le travail peut être collaboratif ou au contraire s’effectuer purement en parallèle. Dans une approche économique, il peut s’agir de remplir une tâche au moindre coût, mais des approches plus collaboratives, sociales ou altruistes existent, faisant appel à des réseaux spécialisés ou au grand public. Certaines démarches de sciences participatives et sciences citoyennes l’utilisent, pour acquérir un plus grand nombre de données, à des échelles géographiques qui seraient autrement inaccessibles à des chercheurs insuffisamment nombreux ou ne pouvant faire preuve d’ubiquité (par exemple dans le domaine de l’astronomie ou des sciences environnementales).
Le crowdsourcing peut être « actif » (des gens collaborent à trouver une solution à un problème) ou « passif » (On peut par exemple déduire du nombre de recherches sur un thème sur internet la popularité d’un sujet et en faire une information d’intérêt ; ex : Google a « observé une relation étroite entre le nombre de personnes faisant une recherche sur le mot et le sujet ‘grippe’ et le nombre de personnes ayant des symptômes grippaux » . » Graphique Google.org américain Hydro Aider Votre Monde 2009le nombre de recherche sur le mot grippe, augmente en période d’épidémie et de la part des gens grippés3, ce qui peut intéresser les épidémiologistes ou l’OMS, en tenant compte aussi d’éventuels effets de buzz suscités par la médiatisation d’un sujet).

Source – Wikipédia

Le Superbowl mise sur le crowdsourcing pour 2012

Dimanche 5 février les New York Giants se sont imposés 21 à 17 contre les New Englands Patriots lors de la grande finale du Super Bowl XLVI au Lucas Oil Stadium d’Indianapolis.

Cette édition 2012 a encore une fois été à la hauteur des attentes des millions de spectateurs. Outre le match et le spectacle de mi-temps de 12 minutes de Madonna, ce sont les publicités très attendues qui ont encore parler d’elles.

Pepsi, Doritos, First Bank, Chevrolet, Coca-Cola, ou encore Danone, de nombreuses marques ont ainsi présenté leurs nouveaux spots pendant le match, se battant pour remporter le prix de la meilleure publicité.

Pour cette 46ème édition du championnat, Doritos a fait fort en utilisant le crowdsourcing.  Nous vous en avions déjà parlé sur le blog, depuis 5 ans Doritos organise un concours pour élire la publicité la plus fun parmi plusieurs spots proposés. Sur “Crash The Superbowl”, les votes sont encore en cours pour désigner le grand gagnant, alors n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site pour départager les videos suivantes :

Autre marque ayant innové en matière de crowdsourcing cette année : Danone, avec sa publicité pour un yaourt dans laquelle on peut voir John Stamos se prendre un magistral coup de boule après avoir nargué sa femme avec le yaourt Oikos ! En effet, la video a été conçue par les gagnants d’un concours sur le site de crowdsourcing Poptent. Une première pour Danone qui propose là un spot marquant pour sa première apparition sur les écrans du Superbowl.

Dernière marque qui s’est fait remarquée avec un spot issu du crowdsourcing, Chevrolet. En organisant un concours de vidéo sur un site dédié, Chevrolet Route 66, la marque de voiture a eu l’embarras du choix, puisque plus de 200 vidéos ont été postées. La vidéo la plus partagée sur Internet gagnait le droit d’être diffusée pendant le match et remportait 10 000$.

Avec des publicités ayant rapportées 245M$ cette année, le Superbowl est incontournablement LE moment pour les marques de sortir leur portefeuille et de produire le meilleur spot de l’année !  Juste pour le plaisir voici un florilège des grands crus de 2012 :

Coca-Cola

Acura

Pepsi MAX

Honda

Toyota

Hyundai

First Bank

Career Builder

Skechers

Budlight

Samsung

 Par Alexandre | Catégorie :