Quelle est la différence entre régime parlementaire et régime présidentiel ?

Régime parlementaire

Un régime parlementaire se reconnaît à la révocabilité mutuelle des deux pouvoirs exécutif et législatif.
La chambre basse peut renverser le gouvernement (5).
Le chef de l’État peut en général dissoudre la chambre basse (6).
La séparation des pouvoirs est donc souple.
L’exécutif associe un chef de l’État et un chef du gouvernement.
Le chef de l’État est élu par les chambres (3) ou désigné par l’hérédité dans les monarchies parlementaires.
Le chef du gouvernement est nommé par le chef de l’État (4), mais il est politiquement responsable devant la chambre basse (5).
Le législatif se compose en général de deux chambres (régime bicaméral).
La chambre basse est élue au suffrage direct (1).
La seconde chambre (chambre haute) est élue de façon différente et représente les États fédérés dans les États fédéraux (2).

Régime présidentiel

Un régime présidentiel se caractérise par une stricte séparation des pouvoirs exécutif et législatif, lesquels ne peuvent se révoquer mutuellement en cas de désaccord politique.
Le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement.
Il est élu par le corps électoral dans son ensemble au suffrage direct ou indirect (3).
Il nomme les membres du gouvernement (4).
Le législatif se compose en général de deux chambres (régime bicaméral).
La chambre basse est élue au suffrage direct (1).
La seconde chambre (chambre haute) est élue de façon différente et représente les États fédérés dans les États fédéraux (2).
Les deux pouvoirs sont indépendants, exercent des pouvoirs qui leur sont propres et sont conduits à rechercher des compromis.

N.B. : Il ne faut pas confondre « présidentiel » et « présidentialiste ».

 

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Dis papa, pourquoi tu ne votes pas ?!

Si le droit de vote est l’élément le plus visible d’une démocratie, c’est aussi son pilier le moins solide. Ne pas l’utiliser lorsqu’on en dispose revient à balayer du revers de la main un combat de 25 siècles.

Ne pas l’utiliser, c’est considérer que l’opportunité qui nous est offerte de montrer notre autonomie de choix est inutile. C’est accepter que le choix des autres soit de fait le sien, sans avoir par la suite la malhonnêteté intellectuelle de le contester. Et pire encore, c’est mépriser ceux qui luttent encore aujourd’hui pour acquérir ce droit.

De plus en plus l’abstention est proposée comme choix. Des partis, des groupes, des individus suggèrent que ne pas voter sert leur cause. Non ! C’est faux, cela témoigne simplement d’un manque de courage politique de leur part. Ils veulent faire croire que l’amalgame de tous les absents représente une force toute acquise à leurs idées. Cela représente plutôt une force passive et impuissante.

Alors comment exprimer de façon constructive que les choix proposés aux votes ne sont pas les siens ? Comment étayer l’édifice et éviter l’écroulement ? Peut-être que la prise en compte des votes blancs et nuls ou que la disponibilité de bulletins de vote avec la mention « Mon choix n’est pas exprimé ici » sont des solutions envisageables. Peut-être faut-il rendre, comme certains pays l’on déjà fait, le vote obligatoire. Plus simplement ne vaut-il pas mieux sensibiliser les jeunes citoyens aux conséquences d’un refus de s’exprimer.

Gardons tous en mémoire que le vote est une façon pacifique d’exprimer ses choix. Mépriser cette voie entraîne inévitablement des tensions et à terme l’expression des choix au travers de la violence. Cette position est donc intenable et quitte à devoir pour une fois faire un choix, il serait plus salutaire que la question de nos gamins soit « Pourquoi tu vas voter ? ».

Merci Dit papa !

Comprendre la politique

Propos recueillit sur http://www.france-jeunes.net/

Cet article tente de définir les différents courants politique, à titre informatif et sans parti pris. Les pros de la politique, passez votre chemin. Pour les autres, c’est par ici que ça se passe !

La métaphore politique de la gauche, de la droite et du centre est née sous la Révolution française en 1789. C’est à l’Assemblée constituante que les députés ont commencé à siéger selon leurs affinités politiques : les royalistes à la droite du président, les révolutionnaires à sa gauche.
Par la suite, dans les assemblées françaises et européennes, les partis reprirent cette tradition.

La gauche :
La devise révolutionnaire « liberté, égalité, fraternité » résume assez bien les valeurs fondamentales qui animent les militants des diverses tendances de la gauche qui, dans toutes ses composantes, se présente comme un mouvement se proposant d’établir une politique sur des principes rationnels.

L’extrême gauche pense qu’une société égalitaire peut-être instaurée en étendant le principe démocratique, qui rend une ressource accessible à toutes les classes de la société, à toutes les institutions (c’est le communisme), tandis que les autres courants estiment qu’une démocratisation trop étendue menace la liberté et se traduit par l’apparition de nouvelles formes de confiscation du pouvoir (socialisme).

Selon la théorie élaborée par Karl Marx et Friedrich Engels au 19ième siècle (marxisme), le matérialisme historique, l’histoire humaine est un processus progressif marqué par la succession de mode de production. Chacun d’eux, à l’exception du (hypothétique) futur mode de production communiste, est fondamentalement caractérisé par la division de la société en classes et l’exploitation de l’homme par l’homme. La classe dominante possède les moyens de production (terre, capital ou être humains) et arrache un surtravail aux classes dominées.

La gauche affirme bien fort que la réforme sociale peut se faire au nom de la raison humaine. Elle estime aussi que toutes les institutions politiques doivent être fondées sur la raison plutôt que par le recours aux traditions historiques, aux émotions incontrôlables, aux religions, aux autorités et aux instincts. C’est ce rationalisme, qui repose sur une conception optimiste de la nature et de la condition humaine, qui est le fond commun de tous les sympathisants et les théoriciens de gauche. Et cela quelles que soient leurs opinions sur la manière de mettre en application les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

La droite :
Comme la gauche, la droite rassemble diverses sensibilités politique. Si les théoriciens de droite sont parfois en désaccord sur leurs interprétations, quatre valeurs fondamentales restent constitutives de leur courant de pensée : l’autorité, la hiérarchie, la propriété et la communauté nationale. Ces valeurs se conjuguent dans une philosophie politique fondée sur le bon sens et qui nie la possibilité de rendre l’homme parfait.

Certaines de ces idées peuvent cependant conduire au racisme ou au sexisme et conforter certaines composantes d’extrême droite dans leur apologie de la domination raciale et de la ségrégation.

Réactionnaires, conservateurs et libéraux sont des partisans résolus de la propriété privée. Pour démontrer qu’une défense rigoureuse du droit à la propriété individuelle est en accord avec les exigences de la justice, ils ont recours à deux arguments. D’abord, ils soutiennent que les individus ont un droit naturel sur ce qu’ils ont acquis par leur travail et que ce droit est transmissible. Ensuite, ils suggèrent que la propriété privée seule garantit la liberté individuelle, et que sans un droit à la propriété solidement garanti, l’individu ne saurait exister véritablement.

Le principe de l’héritage, qu’il s’agisse d’un titre de propriété ou d’un statut social – est considéré comme sacré. Par opposition à la revendication égalitaire hostile aux privilèges de naissance, considérée comme une simple vue de l’esprit, les penseurs de droite estiment que la hiérarchie fondée sur l’hérédité est la forme naturelle de l’existence de l’homme, celle qui assure la continuité et encourage la diversité sociale.

Ils estiment que les théoriciens de gauche veulent changer la société comme s’il s’agissait d’une machine alors que celle-ci serait un tissu complexe d’us et de coutumes nécessaires à la conservation de l’ordre et de la paix sociale. Ils leur attribuent aussi une conception naïve de la bonté et de la rationalité humaines qui ignorerait les pulsions spontanées que seule la discipline d’une civilisation traditionnelle pourrait tempérer.

Le centre :
Son propre est d’avoir à sa tête un grand homme qui rallie tout le monde.

Ce que représente la gauche :
Le changement social
La laïcité
La réduction des inégalités sociales
La décentralisation
Les droits des femmes
Les droits des minorités

Ce que représente la droite :
Le statut quo (état actuel des choses)
La religion
La hiérarchie sociale
La centralisation
La famille
Les traditions

Qui est de gauche ?
Les pauvres qui diront toujours qu’ils ont été défavorisés. Il y aussi la bourgeoisie éclairée, les jeunes qui ont le sens de l’histoire, ceux qui pensent que le progrès est devant nous. Il y également tous ceux sensibles à la promotion sociale caractéristique du 20ième siècle.

Qui est de droite ?
Dans l’ensemble tous les gens âgés; plus on est riche plus on est de droite. Plus précisément, les classes possédantes, tout d’abord ceux qui possèdent la terre sont de droite (les paysans), ainsi que ceux qui possèdent l’argent, ou encore les métiers d’autorité (militaires, juristes).